La ville de Nice dans les Alpes-Maritimes, a une histoire riche et elle a été construite par des hommes et des femmes remarquables. En voici 3 qui ont marqué l’histoire de la ville.

Louis Delfino (1912-1968)

Ce militaire est né en 1912, et est décédé à 56 ans. Louis Delfino venait d’une famille modeste à Nice. Son père était décédé lors de la 1ère guerre mondiale, et prenant le même chemin que ce dernier, il devient capitaine de 1939 à 1940, remportant 8 victoires en l’espace de quelques semaines. 

Après une mutation en Afrique du Nord et un tour en URSS, Louis Delfino a été décoré à la fin de la guerre. Sa bravoure au lui a fait remporter 16 victoires homologuées, ainsi que 7 probables.

Par la suite, Louis Delfino est devenu un chef d’état-major, avec d’autres qualifications au fil des années. Il est connu pour être l’un des pères de la défense aérienne française contemporaine. Il finit par faire de la politique en 1965, quelques années avant sa mort.

La reine Jeanne

Pour en savoir plus sur la reine Jeanne, il faut remonter jusqu’au milieu du XIIIème siècle. A cette époque, le comté de Provence était sous le joug des descendants de Charles d’Anjou. Il s’agit là du frère de Louis IX le Saint. Charles d’Anjou était réputé pour son ambition, et ses descendants régnaient sur un vaste territoire.

Parmi ces derniers, en 1343, le chef de la branche qui dirigeait Naples, le roi Robert, est décédé. Celui-ci n’avait qu’une petite-fille, prénommée Jeanne, qui devrait lui succéder. Agée de 17 ans à peine, Jeanne a dû se montrer forte contre ses cousins ambitieux, même si malheureusement, cela ne s’est pas bien passé. 

Pour commencer, elle s’est mariée au prince de Hongrie André d’Anjou, mais ce dernier est décédé moins de 2 ans plus tard par assassinat. Alors, la reine s’est remariée avec le prince de Tarente, Louis d’Anjou. Ensemble, ils ont dû faire face à la Grande peste de 1348. Environ 14 ans plus tard, Louis d’Anjou décède, et la reine Jeanne épousa Jacques de Majorque.

Le problème, Jacques Majorque était apparemment atteint de folie et il mourut très vite. Voulant avoir un héritier, Jeanne finit par épouser un autre de ses cousins Charles d’Anjou, qui lui, est le seigneur de Duras. Une question de mésentente entraînant une fâcherie, fait qu’elle le laisse, et prend le duc d’Anjou, Louis de Valois. A la fin, la reine Jeanne finit par se marier à Othon de Braunschweig, un chef de guerre allemand. 

Après toutes ces péripéties, la reine Jeanne eut une triste fin, puisqu’elle finit par être assassinée par l’un de ses cousins, Charles, le 27 juillet 1382.

Si la ville conserve précieusement le souvenir de la reine Jeanne, c’est parce que de son vivant, elle fût appelée la « bonne reine Jeanne ». En effet, elle était connue pour accorder de nombreux privilèges à la population. L’envers du décor, c’était que cela affaiblissait grandement sa force en politique.

Francis Gag 

Né en 1900, Francis Gag est très connu et ses œuvres font partie des trésors de Nice. Emigré d’Italie, sa 1ère œuvre voit le jour en 1922 et est intitulée Lou sartre Matafiéu. On lui connaît des chefs-d’œuvre tels que La pignata d’or, ou encore Lou vin dei padre, une pièce de théâtre, où les acteurs sont formés par lui-même.

Après la seconde Guerre mondiale, il crée le personnage de Tanta Vitourina, et bien évidemment, cela lui a fait gagner en popularité. Les niçois l’entendaient sur les ondes de Radio-Nice et de Radio-Monte-Carlo, où il a développé ce personnage fictif. Francis Gag met sur pied en 1956, la troupe de danse traditionnelle appelée Nice la Belle.

Il a également écrit de nombreuses pièces de théâtres aussi célèbres les unes que les autres, contribuant à faire de Nice, l’une des capitales de l’œuvre littéraire. Notons que Francis Gag était connu aussi bien pour son talent, que pour sa personnalité. En effet, aux yeux de ceux qui l’ont côtoyé, il possède des qualités d’homme certains, qui ont contribué à le graver dans la mémoire de tous… pour preuve, un théâtre à Nice porte son nom. 

Pour conclure, la ville de Nice logée dans les Alpes-Maritimes, a été le témoin de ces grands noms, qui l’ont traversé, laissant leurs empreintes indélébiles sur la perception de la nouvelle génération.

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